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olivier Domerg

Poète, Olivier Domerg écrit depuis une trentaine d’années sur et dans le paysage. Ses ouvrages abordent aussi bien des espaces urbains, des architectures, des lieux multiples ou isolés, que des entités géographiques - océan, montagne, fleuve ou département.

Auteur-lecteur, il pratique résolument la lecture publique, à une ou plusieurs voix, parfois avec des musiciens.

Il a publié : En lieu et place (L'Atelier contemporain, 2018), La Méthode Vassivière (Dernier télégramme, 2018), La Somme de ce que nous sommes (Lanskine, 2018), La Condition du même (trilogie) : 1. La Sainte-Victoire de trois-quarts (La Lettre volée, 2018), 2. Onze tableaux sauvés du zoo, (L’Atelier de l’Agneau, 2018), 3. Le Temps fait rage (Le Bleu du ciel, 2015) ; Rhônéo-Rodéo (Un comptoir d’édition, 2017), Portrait de Manse en Sainte-Victoire molle (L’Arpenteur / Gallimard, 2011), Une campagne (Le Bleu du ciel, 2007), Le Ciel, seul (Le Bleu du ciel, 2005), L'Articulation du visible (Le Mot et le Reste, 2005), Le Rideau de dentelle (Le Bleu du ciel, 2005), Restanques (L'Atelier de l'agneau, 2003), Treize jours à New York, voyage compris (Le Bleu du ciel, 2003, réédition en 2018) et Triptyque : 1. L'Antichambre (Rafael de Surtis, 2004) ; 2. La Chambre (éditions de L'Attente, collection Week-End, 2001) ; 3. Dehors (Rafael de Surtis, 2001).

Avec la photographe Brigitte Palaggi : Fragments d’un mont-monde (Le Bleu du ciel, 2013), Fabrique du plus près (Le Bleu du ciel, collection sonore, 2011), Le Chant du hors champ (Fage éditions, 2009).

 

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Chronique de David Robin

La Somme de ce que nous sommes, c’est le récit des jeux de l’enfance dans ce qu’ils ont de primordial et constitutif de notre être : courses, coups, textures, couleurs, goûts… Une cartographie du sensible qui se décline en trois lieux. Le jardin : parcouru, débordé par la petite tribu dont les excursions sont narrées au présent, c’est-à-dire au plus près de l’expérience. Le ruisseau : notations concises de sensations et de projets, brèves incises descriptives. Ici, c’est la promesse énergique et mystérieuse de l’eau qui intrigue et effraie. L’île : par sa fermeture circulaire, elle ébauche le projet d’écriture dans sa géologie-même – « l’île est un coquillage. Structure en spirale, conique. Ecriture en torsade ou colimaçon ». C’est aussi le lieu où « il » ouvre le livre du grand-père.

Ces trois expériences constituent la part commune de ce que nous sommes chaque jour encore. Car pour Olivier Domerg, « notre enfance est devant nous ».

David Robin

David Robin

 

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