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En juin 2017, le ministère de la Culture a rendu public des données sur le marché du livre d’occasion. Selon ces sources, le livre d'occasion représente environ 15 % du marché du livre en 2016 et concerne tous les secteurs de l'édition.

Si le livre d'occasion vient toujours en appoint de l’achat du livre neuf, il n'est toutefois plus un achat d'impulsion sur les quais de Seine, dans quelques librairies spécialisées ou au détour d'une braderie. Il constitue une véritable offre alternative au livre neuf. Désormais, il est systématiquement proposé sur les sites de ventes en ligne lors de la recherche d'un titre précis ainsi que chez un nombre croissant de libraires physiques. Ce développement considérable et ce changement de paradigme enrichissent tous les acteurs du livre à l'exception notable des auteurs et des éditeurs.

Cette problématique, qui affecte aujourd'hui essentiellement le livre papier, pourrait affectée la structure même du marché du livre numérique. Le livre d'occasion numérique peut se revendre à l'infini sans se détériorer et rien n'empêche véritablement chacun des revendeurs de garder une copie du fichier.

Le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA) a rendu un rapport sur la seconde vie des biens numériques rédigé par Josée-Anne Benazeraf (avocate) et Joëlle Farchy (économiste). Contrairement à la demande initiale de la Société des Gens de Lettres (SGDL), ce rapport n'a pas abordé la question du livre imprimé.

La SGDL continue d'oeuvrer, notamment auprès du Centre National du Livre (CNL), pour que son conseil des études valide la réalisation d'une étude complète sur le développement du livre d'occasion. Au regard des résultats d'une telle étude, il y aura lieu de chercher des pistes de travail permettant que le développement du livre d'occasion profite à tous les acteurs de la chaîne du livre et, en premier lieu, à ceux qui en sont à l'origine, les auteurs

 

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