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Nathalie Raphanel, née en Provence n'a eu que quelques pas à faire pour tomber dans l'univers des mots et leur magie chantante. Jean Giono, Thyde Monnier, Alphonse Daudet et tant d'autres, ont guidé ses premières lectures. Cette passion pour la lecture et les livres l'a conduite, tout naturellement, vers le théâtre et le chant.

Elle a donc suivi une formation de comédienne et chanteuse. Grâce à ce travail, elle a commencé à explorer son propre univers, tout d'abord, en écrivant des textes de chansons et des nouvelles, (Pas de nouvelles de lui, éditions Naturellement.) puis des textes de théâtre où le rôle des femmes est primordial.

Ivan et le kaléidoscope son premier texte pour enfants, est issu d'un des rêves qui peuplent ses nuits.

Jean-Marc Babin, né à Rennes, est diplômé des Beaux-Arts de Rennes.

Il réalise divers travaux plastiques pour le Théâtre Catalyse de Morlaix sur des textes de Peter Weiss et de Daniil Harms.

Il réalise pour le label BLRRecords (Portland-USA ) et divers labels français les visuels de groupes de musiques expérimentales.

Jean-Marc Babin est musicien depuis 1984 du groupe rennais " la Société des Timides à la Parade des Oiseaux "

Yvan et le kaléïdoscope est également son premier ouvrage pour la jeunesse.

Il était une fois un petit garçon de 9 ans alité, à côté de lui une table où trônait un gros poste de radio, et sur le dessus, une chose d'une forme géométrique au nom difficile à prononcer et à écrire, le petit garçon passera des années avant d'y parvenir : c'était un parallélépipède, vaguement rectangulaire, un prisme, bref un mot simple, très simple, un kaléidoscope.

En ce temps là, le kaléidoscope propulsait l'enfant dans des mondes de formes changeantes, de couleurs évolutives, comme les bonbons à sucer lentement qui passaient du rouge au rose au mauve au bleu au violet au...pfff. Dès lors la psychanalyse avait du grain à moudre en étudiant le cas de ces kaléidoscopes, l'un des exemples les plus fameux devenant le « peeping Tom » de Michael Powell, précisément un metteur en scène maître des couleurs ! Aujourd'hui deux aventuriers de l'imaginaire perdu dressent un nécessaire constat d'alarme où le kaléidoscope du 21e siècle coupe, tronque, émascule les mots, pourchasse les voyelles, dézingue les consonnes, abandonne les mots de la forêt : les choux, les cailloux, les genoux, les hiboux, pour former paradoxalement un monde sous X où les enfants dès leur treizième année ont droit à un couvre-feu !

Nathalie et Jean-Marc sont à l'évidence de grands enfants qui croient toujours à la force de la langue et des images quand elles sont joliment pacsées, comme ici, et sauvent le mot kaléidoscope de la malédiction du dictionnaire qui l'enserre entre « kala-azar » maladie noire...et « kali » plante à feuilles épineuses.

Il était une fois un petit garçon de neuf ans dont le livre préféré serait plus tard le « K » de Dino Buzzati.

Patrick Bureau

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