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Randell Cottage, résidence d’écriture

Située à Wellington en Nouvelle-Zélande, la résidence du Randell Cottage accueille chaque année depuis 2002 un auteur français et un auteur néo-zélandais. Date de clôture des candidatures : le 10 juillet 2022. Lire la suite

Appel à candidature Résidences Ile de France

    Appel à candidature 2022 Programme régional des résidences d'artistes de la Région Île-de-France Dans le cadre de sa politique de soutien aux arts visuels, la Région Île-de-France lance un nouvel appel à projets pour son programme de résidences d'artistes dans des structures franciliennes. Les résidences sont destinées à favoriser le travail de création en Ile-de-France dans une relation vivante avec les publics des territoires. Elles sont mises en place avec des structures d'accueil qui accompagnent le travail de l'artiste. Elles comprennent des temps de rencontres et d'ateliers permettant d'appréhender les oeuvres et leur processus de création. Ce programme permet aux artistes de bénéficier d'une bourse mensuelle pendant 2 à 10 mois, et aux structures d'accueil, d'une subvention pour organiser la résidence. Seules les structures peuvent déposer un dossier. Date limite de dépôt du dossier : 3 mai 2022 à 11h00. Tous les projets doivent être déposés sur la plate-forme des aides régionales, en cliquant ici: Déposer dossier Pour tout complément d'information, contactez : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. En savoir plus       Lire la suite

Appel à candidature - Bourses Lagardère

Appel à candidature 2022 Date limite de participation le 4 juin 2022 Bourses Ecrivain et Libraire de la Fondation Jean-Luc Lagardère Dotée de 20 000 €, la bourse Ecrivain est attribuée à un jeune auteur de moins de 30 ans, ayant déjà été publié à compte d'éditeur et désireux d’écrire un roman en français. Elle permet au/à la lauréat.e de se consacrer à l’écriture d’un nouveau roman. Dotée de 30 000€, la bourse Libraire est attribuée à un jeune libraire de moins de 35 ans qui souhaite créer une librairie ou qui souhaite développer sa librairie (ouverte ou reprise il y a moins de trois ans). Les dossiers de candidatures sont téléchargeables sur le site de la fondation     Lire la suite

Appel à candidature - Prix Bernard Vargaftig

Appel à textes du 4ème Prix Bernard Vargaftig Date limite de participation le 18 juin 2022   Le Prix Bernard Vargaftig a pour objectif de faire découvrir la poésie d’un auteur n’ayant pas été publié en tant que poète (hors revue et ouvrage collectif). Il est décerné tous les deux ans et donne lieu à la publication du manuscrit lauréat. L’appel à textes de la 4ème Édition est lancé début 2022 et sera décerné en décembre 2022. L'édition du texte primé se fera à l'automne 2023 chez Jacques Brémond.           Lire la suite

Fabienne Courtade vit et écrit à Paris. Elle collabore à des revues et des ouvrages collectifs parmi lesquels : Ralentir travaux, La Main de singe, La Rivière échappée, La Polygraphe, Action poétique, Neige d’août, Le Nouveau Recueil, Rehauts, La Revue littéraire, La Canopée, Gare maritime, Le Préau des collines, Lampe-tempête, Europe … Elle a également coopéré à la traduction collective de nouvelles et de poèmes de langue persane et signé des livres d’artistes avec Frédéric Benrath, Gilbert Pastor, Joël Leick, Thierry le Saëc, Jean-Michel Marchetti, Jean Brault, Philippe Guitton, Philippe Hélénon. Elle a animé des ateliers de poésie et de lecture, et participe à des groupes de parole, notamment en milieu hospitalier (psychiatrie adulte).

A lire : Ciel inversé I (1998) et Ciel inversé II (Cadex, 2002) ; Il reste...(Flammarion,2003), Table des bouchers (Flammarion, 2008), Nous, infiniment risqués (Verdier, 1987)…

Fabienne Courtade est chinoise : elle ignore le principe d’identité qui fonde notre logique. Du coup, elle fait ressurgir ce que notre Occident a refoulé dans l’impensable. Rien de fixé, chez elle : « Un livre que j’aimerais écrire/lire ne pourrait être un livre figé, resté immobile dans l’horizon de la page et du livre », dit-elle. Voilà pourquoi son poème ne suit pas les lignes, il est projeté sur la page, on pourrait dire déchiqueté, on peut aussi dire comme autant de notes entendues et jetées sur une partition blanche, suivant leurs hauteurs, leurs intensités, leurs rythmes.

Alors que nous voyons le monde comme un empilement d’identités fermées sur elles -mêmes, ce qui nous conduit à imaginer un drame avec un début et une fin, le chinois discerne une dynamique entre des entités contraires et sans cesse redéfinies l’une par l’autre, dans un jeu sans début ni fin. De même, le poème de Fabienne Courtade a du jeu, il ne tourne pas rond, il y manque le moyeu d’un «je». Il commence par une perte, un anéantissement de soi, il s’ouvre ainsi à des mouvements, des fulgurations, des absences, des débuts de récit, des morceaux de dialogue dont on ne saura jamais le dernier mot ; elle non plus, d’ailleurs. Si elle s’adresse à quelqu’un c’est à un disparu, ou un qui n’a jamais existé ? Son poème est un désir qui ne peut s’arrêter à un objet ; un «théâtre d’apparitions et de disparitions, dit-elle. La scène est parfois vide, et il n’y a pas de partition. Il n’y a personne, pas même moi… il faut repeupler la scène, la réécrire, reconstruire les décors… sans cesse».

Et si le réel, par-dessous ou derrière les réalités construites, c’était ça ?

Mathias Lair (juin 2013)

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