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En 2018, la SGDL fête ses 180 ans !

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Appel à candidatures : arts visuels, écritures, musique, spectacle vivant

La Cité internationale des Arts lance son appel à candidatures pour les résidences d'artistes de la saison 2018/2019. La date limite de dépôt des dossiers est le 1er septembre 2018. Conditions de participation.

"Repenser notre relation à la nature à l'heure de la sixième extinction"

Nicoles Hulot et Françoise Nyssen lancent un "appel à écriture" sur le thème de la biodiversité, organisé par le ministère de la Transition écologique et solidaire en lien avec le ministère de la Culture, à l'occasion du récent lancement par le Premier Ministre du Plan Biodiversité. Dépôt des candidatures avant le 15 août 2018.

La lettre de mission du gouvernement

La lettre de mission du ministère de la solidarité et de la santé; du ministère de la culture et du ministère de l'action et des comptes publics, pour la "Compensation de la hausse de la contribution sociale généralisée pour les artistes auteurs et la mise en œuvre de la réforme de leur régime de protection sociale."

Bourses de création arts & littérature de Toulouse Métropoles

Toulouse Métropole développe dans le cadre de sa Charte de Lecture publique et du Contrat Territoire Lecture, son soutien à la création littéraire et à la diffusion. Elle a rendu public les lauréats des 4 bourses de création dans les catégories : littérature jeunesse, littérature générale, littérature internationale et bande dessinée.

Un nouveau service pour les auteurs de la SGDL

L’Hôtel de Massa est la maison des auteurs.  Pour que vous puissiez en profiter à titre individuel pour une lecture, une dédicace, une rencontre ou un évènement privé, vous avez dorénavant la possibilité de privatiser le Salon Colette.

Fabienne Courtade vit et écrit à Paris. Elle collabore à des revues et des ouvrages collectifs parmi lesquels : Ralentir travaux, La Main de singe, La Rivière échappée, La Polygraphe, Action poétique, Neige d’août, Le Nouveau Recueil, Rehauts, La Revue littéraire, La Canopée, Gare maritime, Le Préau des collines, Lampe-tempête, Europe … Elle a également coopéré à la traduction collective de nouvelles et de poèmes de langue persane et signé des livres d’artistes avec Frédéric Benrath, Gilbert Pastor, Joël Leick, Thierry le Saëc, Jean-Michel Marchetti, Jean Brault, Philippe Guitton, Philippe Hélénon. Elle a animé des ateliers de poésie et de lecture, et participe à des groupes de parole, notamment en milieu hospitalier (psychiatrie adulte).

A lire : Ciel inversé I (1998) et Ciel inversé II (Cadex, 2002) ; Il reste...(Flammarion,2003), Table des bouchers (Flammarion, 2008), Nous, infiniment risqués (Verdier, 1987)…

Fabienne Courtade est chinoise : elle ignore le principe d’identité qui fonde notre logique. Du coup, elle fait ressurgir ce que notre Occident a refoulé dans l’impensable. Rien de fixé, chez elle : « Un livre que j’aimerais écrire/lire ne pourrait être un livre figé, resté immobile dans l’horizon de la page et du livre », dit-elle. Voilà pourquoi son poème ne suit pas les lignes, il est projeté sur la page, on pourrait dire déchiqueté, on peut aussi dire comme autant de notes entendues et jetées sur une partition blanche, suivant leurs hauteurs, leurs intensités, leurs rythmes.

Alors que nous voyons le monde comme un empilement d’identités fermées sur elles -mêmes, ce qui nous conduit à imaginer un drame avec un début et une fin, le chinois discerne une dynamique entre des entités contraires et sans cesse redéfinies l’une par l’autre, dans un jeu sans début ni fin. De même, le poème de Fabienne Courtade a du jeu, il ne tourne pas rond, il y manque le moyeu d’un «je». Il commence par une perte, un anéantissement de soi, il s’ouvre ainsi à des mouvements, des fulgurations, des absences, des débuts de récit, des morceaux de dialogue dont on ne saura jamais le dernier mot ; elle non plus, d’ailleurs. Si elle s’adresse à quelqu’un c’est à un disparu, ou un qui n’a jamais existé ? Son poème est un désir qui ne peut s’arrêter à un objet ; un «théâtre d’apparitions et de disparitions, dit-elle. La scène est parfois vide, et il n’y a pas de partition. Il n’y a personne, pas même moi… il faut repeupler la scène, la réécrire, reconstruire les décors… sans cesse».

Et si le réel, par-dessous ou derrière les réalités construites, c’était ça ?

Mathias Lair (juin 2013)

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