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Résidence d'auteurs au Cameroun

Dans le cadre de ses activités de promotion de la langue et de la culture française et francophone, l’Institut Français du Cameroun en partenariat avec la Fondation Jean-Félicien Gacha et l’Espace Culturel Gacha propose d’accueillir un auteur en résidence itinérante pour une durée de six semaines du 1er mars au 15 avril 2020.Dépôt des candidatures jusqu’au 10 octobre 2019 inclus. Lire la suite

Résidence d'auteurs de Scy-Chazelles

Lancement de la résidence d’auteurs de Scy-Chazelles (15 septembre-15 novembre) qui accueillera pour sa 4ème édition la romancière Fabienne Jacob. Lire la suite

Passerelle d'Europe

Navigation Littéraire Du 24 août au 27 octobre 2019 Pour la troisième année, l’association Caranusca organise une navigation littéraire sur les fleuves, canaux et rivières d’Europe avec un équipage composé d'invités français, belges et allemands. Le programme Lire la suite

Résidence de création littéraire au Canada

Fantastique Résidence !L'appel à candidature est ouvert aux auteurs.es français.es de polar et de nouvelles de genre (fantastique, horreur, anticipation) pour une résidence littéraire dans la ville de Gatineau (Québec, Canada) du 4 au 29 novembre 2019. Accédez aux modalités de candidature Une résidence de création littéraire remplie de frissons En partenariat avec différents acteurs de la scène littéraire canadienne dans le but de favoriser les échanges entre auteurs francophones, nous offrons la possibilité à un auteur de venir en résidence dans la ville de Gatineau durant le mois de novembre prochain. Lire la suite

Recherche et Création en Avignon !

L'ANR et le Festival d’Avignon organisent la 6e édition des Rencontres sur « Traversées des mondes »Forum « Intelligences culturelles » Les 9, 10 et 11 juillet 2019Avignon – Cloître Saint Louis   Lire la suite

Les portes ouvertes du CNL

NOUVEAU ! Portes ouvertes du CNL aux auteurs, illustrateurs, traducteursLe premier mardi de chaque mois, de 14h à 18h et sans-rendez-vous,le CNL ouvre ses portes aux auteurs, illustrateurs, traducteurs. Lire la suite

Appel à candidatures pour The Randell Cottage

La résidence du Randell Cottage accueille alternativement chaque année un auteur français et un auteur néo-zélandais. Elle est organisée par l’Ambassade de France en Nouvelle-Zélande en partenariat avec le Randell Cottage Writers’ Trust et la Arts Foundation of New Zealand.       Lire la suite

Appel à candidatures pour la bourse « Écrivain » de la Fondation Jean-Luc Lagardère

La bourse « Écrivain » (25.000 euros) est attribuée chaque année à un jeune auteur francophone de moins de 30 ans qui a un projet de roman en français. L’auteur doit avoir déjà publié un roman, une pièce de théâtre, un recueil de nouvelles ou de poèmes. Les dossiers de candidatures sont téléchargeables sur le site de la Fondation (www.fondation-jeanluclagardere.com) et doivent être retournés à la Fondation au plus tard le 8 juin 2019. Lire la suite

Appel à candidatures pour résidence d'auteur·e en Lorraine

L’unité de recherche de l’Université de Lorraine, le CREM (Centre de recherche sur les médiations) s’est associée au Conseil Départemental de la Moselle et à la Mairie de Scy-Chazelles afin de mettre en place depuis 2016 une résidence d’auteur·e du 15 septembre au 15 novembre 2019 au sein de la Maison de Robert Schuman. Date limite de dépôt des candidatures 30 avril 2019. Lire la suite

Résidences d'auteurs en Ile-de-France

Le programme de résidences de la Région Ile-de-France permet d'associer un auteur et un lieu culturel francilien, pour une période de 2 à 10 mois, via une bourse de 2 000 € par mois. Prochaines dates limites de dépôt de dossier : 30 juin et 15 décembre 2019. Pour en savoir plus : https://www.iledefrance.fr/programme-de-residences-decrivains Lire la suite

La Cité internationale des Arts lance un appel à candidatures pour des résidences d’auteurs en Turquie

Mis en œuvre par l'Institut français de Turquie, l'Ambassade des Pays-Bas à Ankara, le Goethe-Institut et la Fondation d'Istanbul pour la culture et les arts (İKSV), le projet « Be Mobile-Create Together » vise à promouvoir les échanges artistiques et culturels entre l'Europe et la Turquie par la création d'un réseau interdisciplinaire et multidisciplinaire de résidences d'artiste. L'objectif de ce programme est de permettre aux artistes de faire des recherches et créer un projet artistique dans les pays qu'ils visitent. Lire la suite

La cité internationale des arts lance un appel à candidatures pour des résidences

A partir de juillet 2019, cet appel à candidatures pour des résidences est ouvert à tous les artistes auteurs, âgés de 18 ans et plus, qui souhaitent solliciter une résidence pour une durée de 2 à 12 mois à Paris. Lire la suite

Un nouveau service pour les auteurs de la SGDL

L’Hôtel de Massa est la maison des auteurs.  Pour que vous puissiez en profiter à titre individuel pour une lecture, une dédicace, une rencontre ou un évènement privé, vous avez dorénavant la possibilité de privatiser le Salon Colette. Lire la suite

Appel à candidature pour la mise en place d’une résidence d’auteur au Mans

L’association La 25e Heure du Livre, la Ville du Mans, la D.R.A.C des Pays de la Loire lancent un appel à candidature pour la mise en place d’une résidence d’auteur. Elle est co-organisée par le service Culture de la Ville du Mans qui est aussi engagé dans le développement des animations et médiations liées à la lecture publique - découverte de la littérature contemporaine, promotions de la lecture et de l’écriture – Cette résidence est soutenue par la DRAC des Pays de la Loire dans le cadre des dispositifs d’aide à la création littéraire. La durée du séjour est de 3 mois répartis sur l'année scolaire 2019/2020 Appel à candidature pour la saison 2019-2020   Lire la suite

Thomas C. Spear, professeur à la City University of New-York (CUNY), fondateur et webmestre du site francophone "île en île"

www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile

La base de données du site web «île en île» présente, depuis octobre 1998, de nombreux auteurs des îles francophones. Faisant partie des pionniers du web francophone, avec un premier site de «Ressources Internet francophones» mis en ligne en janvier 1996, j'ai participé à un colloque de chercheurs à Cerisy en 2005, «L'internet littéraire francophone», où nous avons discuté de l'évolution du web depuis ses débuts. Maintenant largement «branchée» sur l'Internet, la France a rattrapé son retard. Cette démocratisation facilite une ouverture au monde, donnant accès aux informations sur les auteurs de tous les pays. Dans les institutions traditionnelles de la promotion du livre en France - comme la presse écrite et audiovisuelle, les écoles et les universités - les lettres francophones provenant de l'extérieur de l'Hexagone n'ont pas la même visibilité.

Aux États-Unis, pays non-francophone, nous avons une distance critique par rapport aux pôles d'influence - et leur évolution - dans le monde francophone. Depuis une génération, les départements d'études françaises dans les universités des Etats-unis ont changé leur orientation par rapport à la France. Ces changements ont eu lieu progressivement, à la suite des revendications des années 1970, et non sans heurts de la part des traditionnalistes qui voulaient conserver la place centrale de la France pour tout ce qui touche à la langue française. L'université où je travaille, City University of New York, compte un grand nombre d'immigrés parmi ses 400.000 étudiants. Cela explique pourquoi nous avons eu, avant les universités privées, un programme d'études francophones avec une orientation globale. Depuis les années 1990, la plupart des départements de français aux États-Unis ont au moins un spécialiste de lettres africaines, antillaises, maghrébines ou québécoises. Pendant cette décennie, de nombreux auteurs africains et antillais francophones sont venus enseigner dans les universités américaines. L'interdisciplinarité des études dans les facultés nord-américaines continue également à attirer les étudiants français et francophones.

Dans les débats et dans la presse à Paris au moment de l'ouverture du «Festival Francophone en France» (les «Francofffonies !») et du Salon du Livre de Paris, en mars 2006, on évoquait la place importante des lettres «francophones» aux États-Unis que l'on attribuait au «politiquement correct» américain, sans même rappeler l'éventail des champs de recherches que l'on y trouve (parfois invisibles dans les programmes en France). Nous étions nombreux à être choqués par la Une du Monde des livres du 17 mars 2006, où figure un dessin de Tomi Ungerer, montrant un visage d'une femme noire corpulente tenant à la main un cornet de glace bleu-blanc-rouge qu'elle lèche goulûment. En dessous de l'image, la mention : «La Langue française est rafraîchissante !». En 2006, la «francophonie» s'affiche ainsi en France avec une image du style Y'a bon Banania, perpétuant l'aspect raciste, presque xénophobe de la francophonie en France qui en fait d'elle une «autre», noire.

Celle-ci se pourlèche naturellement des couleurs de la République. Pourtant, que cela lui plaise ou non, la France n'occupe pas, dans le monde francophone, cette place enviée, désirée. J'ai été invité sur le plateau de l'émission «Double je» en mai 2004 pour parler d'un recueil d'essais que j'ai dirigé, La Culture françaisevue d'ici et d'ailleurs. Sur la quatrième de couverture, cette phrase avait attiré l'attention de Bernard Pivot : «Comment expliquer que Paris n'est pas le nombril du monde pour tous les francophones ? ». Emblématique de l'institution littéraire télévisée en France, M. Pivot ne connaissait pas la librairie des Éditions Présence Africaine, lieu que j'ai choisi pour enregistrer l'émission. Je ne pense pas qu'il ait invité une seule fois sur son plateau un auteur de cette maison, fondée il y a plus de 50 ans à Paris. Sans nier l'importance de M. Pivot à faire découvrir de nombreux auteurs, cet exemple montre la place marginale des lettres «francophones» en France, où qu'elles soient publiées.

Le site web «île en île» est ex-centré par rapport aux organes et institutions de la presse commerciale ou parisienne. Les spécialistes qui collaborent au site résident aux États-Unis, au Canada et en France, mais également ailleurs ; l'internet facilite une telle collaboration sans frontières. L'exemple d'Haïti - dont les lettres représentent presque la moitié de la base de données - souligne l'importance d'auteurs peu lus en Europe. Avec le Canada et l'île Maurice, Haïti est parmi les seuls pays francophones à l'extérieur de l'Europe avec une presse fleurissante déjà au XIXe siècle. Les livres circulent rarement en France s'ils sont publiés par une petite maison d'édition, surtout non française (même si elle est aux DOM-TOM), ou publiés à compte d'auteur dans un pays sans véritables structures institutionnelles. On achète souvent un livre après une recommandation, mais personne ne va vous recommander un livre s'il ne se trouve pas aux rayons en librairie, ou si on n'en a pas entendu parler à la radio ou dans la presse. À commencer par la France, les réseaux de diffusion et de marketing internationaux du livre francophone sont loin d'être développés. Mme Agnès Adjaho nous a parlé des consommateurs ouest-africains, évoquant ainsi la diversité des contextes culturels et économiques et l'importance des librairies indépendantes pour la circulation du livre.

Mes étudiants n'ont pas les moyens de s'acheter beaucoup de livres et n'ont pas à leur disposition une bibliothèque richement pourvue. Le développement de la base de données se fait avec une priorité à desservir, sans entraves, un tel public : facilité d'emploi et de format, sans publicité ni commercialisation du savoir. «Île en île» sert comme une introduction au monde des lettres francophones des régions insulaires : la Caraïbe, la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie et l'Océan indien. Ailleurs, les auteurs de ces pays sont rarement inscrits aux programmes des études françaises, d'où le plaisir de constater que les internautes de tant de pays - y compris la France - viennent découvrir sur «île en île» une littérature trop peu mise en valeur. Nous n'avons pas besoin d'une sanction des «autorités» françaises pour mettre ces lettres sur notre programme de lecture. Et les auteurs sont présentés sans la hiérarchie du nombre d'exemplaires vendus ou de l'adresse de leur maison d'édition.

Les statistiques de visite révèlent des fréquentations intéressantes. Quelques 40% des visiteurs de la page d'accueil de la rubrique littérature proviennent de la France ; ce chiffre baisse considérablement quand il s'agit des lettres haïtiennes pour lesquelles les internautes du Canada et des États-Unis dépassent remarquablement les Français. Il y a un an (février 2005), il y avait quelques mille personnes par jour à consulter des pages littéraires du site. Dans une période de quatre semaines, les pages de quelques auteurs des Antilles françaises (Césaire, Condé et Glissant) approchent ou dépassent mille visites, mais même les pages des auteurs les moins connus ont été visitées au moins une centaine de fois.

En mars 2005, j'ai eu l'honneur de recevoir, des mains du Ministre de la Culture française, M. Renaud Donnedieu de Vabres, le «trophée de la diversité culturelle» pour ce site web. Je peux me réjouir d'une telle reconnaissance, ainsi que des liens privilégiés et des articles favorables dans d'autres institutions françaises (telles la Bibliothèque Nationale, la BPI du Centre Pompidou, Le Monde, Le Magazine littéraire). Pourtant, dans la presse écrite en France et dans les manuels de classe, il y a très peu de diversité dans les origines géographiques de la littérature de langue française (et de ses maisons d'édition). L'étude de Luc Pinhas, Éditer dans l'espace francophone (2005), nous rappelle les pôles d'édition -Bruxelles, Genève, Alger- qui fonctionnaient à des moments historiques quand Paris manquait de souffle et de liberté éditoriale. En clarifiant la situation économique et politique de l'édition francophone mondiale, Pinhas -autre invité au ce forum- pose des questions essentielles sur la médiation du livre où l'emprise de l'édition parisienne est réelle. La République protège naturellement ses intérêts mais nous, qui sommes de l'extérieur avec une certaine liberté par rapport aux institutions françaises, attendons toujours d'y trouver le signe d'une véritable diversité culturelle.

La correspondance prouve que l'intérêt pour les lettres présentées sur le site est énorme. Les exemples sont trop nombreux pour détailler la multiplicité d'échanges générés par des auteurs, enseignants, libraires, éditeurs et de simples lecteurs. Pourtant, l'inégalité quant à l'accès à ces réseaux de communication reste déplorable ; une «digital divide» empêche trop de lecteurs potentiels de pouvoir et de savoir utiliser nos outils du savoir. Il me semble urgent de lier le développement du site - que je maintiens seul - à la protection des archives du patrimoine littéraire francophone, ce qui nécessite une recherche de fonds. Des archives rares, inaccessibles et périssables appellent à la préservation, numérisation et diffusion.

Pour certains, les îles restent pourvoyeuses d'exotisme ; le doudouisme est servi à l'hôtel comme sur les annonces touristiques. Les ressources informatives d' «île en île» encouragent plutôt un autre «tourisme» : littéraire. Le site invite à un ex-île virtuel par l'imaginaire créatif, facilitant aux francophones - même en Île de France - la découverte de nouvelles pistes et de nouvelles p(l)ages de lecture.

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