Au début du mois d'août, nous avons appris la disparition de Didier Decoin, qui fut président de la SGDL à deux reprises (1978-1979 ; 1987-1989). Prix Goncourt, scénariste, journaliste, romancier, il s'est éteint le 5 août, à l'âge de 81 ans.
Hommage à Didier Decoin
Écrivain, scénariste, journaliste, Didier Decoin est né en 1945 et grandit auprès de son père, Henri Decoin, figure majeure du cinéma d'après-guerre, à qui il consacrera le roman Henri ou Henry, le roman de mon père (Stock, 2026). Il a vingt ans lorsqu’il publie son premier roman, suivi d’une vingtaine de titres, dont Abraham de Brooklyn (Prix des Libraires 1972), John L’Enfer (Prix Goncourt 1977), et Le Bureau des Jardins et des Étangs (Stock, 2017) ainsi que Le Nageur de Bizerte (2021). Après le départ de Bernard Pivot, il prend en 2020 la présidence de l’académie Goncourt pour quatre ans.
Didier Decoin comptait parmi les 24 auteurs et autrices du Comité de la SGDL qui, en 1981, ont donné naissance à la Scam, Société civile des auteurs multimedia, pour défendre les droits audiovisuels. Didier Decoin défendait l’idée que l’image était un langage à part entière, avec « une puissance, un alphabet, une grammaire et une syntaxe ». À travers cet engagement pour la diversité des formes de création, il a posé les fondements de la notion d’auteur multimédia. En 1984, la SGDL confie à la Scam la gestion des droits.
La Scam est alors installée au siège de la SGDL à l’Hôtel de Massa (qu'elle quittera en 1998, après une séparation financière, administrative et juridique qui fait désormais de la Scam et la SGDL deux entités distinctes).
Une messe hommage ouverte à toutes et tous aura lieu
le lundi 7 septembre à 10h30 à l'Église Saint-Sulpice à Paris,
(organisée avec la complicité des éditions Stock et de l'Académie Goncourt).
Une soirée d'hommage sera organisée par la SGDL à l'hôtel de Massa (date à venir).

