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Les auteurs, membres du Comité et participant au jury des Grands Prix, ont décidé de récompenser le traducteur pour l'ensemble de son oeuvre. 

JP Richard

 

Né en 1949 à Saint-Nazaire, Jean-Pierre Richard a grandi en Bretagne. Après avoir vécu durant 8 ans à l’étranger (Californie, Londres, Tunisie, Zanzibar), il a enseigné au collège ainsi qu’à l’université.

De 1985 à 1997, il a été traducteur littéraire professionnel, et de 2002 à 2009, responsable du Master professionnel de Traduction littéraire de l’Université Paris 7.  Depuis 25 ans, il collabore à l’édition bilingue des Œuvres complètes de William Shakespeare en 8 volumes dans la Bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Jean-Michel Déprats et Gisèle Venet.

Il a traduit une soixantaine d’ouvrages, dont une vingtaine de pièces de théâtre, notamment William Shakespeare (7 pièces, dont 3 en co-traduction), Woody Allen (3 pièces) et les dramaturges australiens Stephen Sewell, Karin Mainwaring et Justin Fleming.


Il a traduit également une quarantaine d’auteurs d’Afrique australe et orientale, dont le poète Tatamkhulu Afrika (de l’anglais sud-africain), les romanciers Chenjerai Hove (de l’anglais du Zimbabwe) et Adam Shafi Adam (du swahili de Zanzibar).

Il a traduit les deux Livres de la jungle de Rudyard Kipling et des auteurs états-uniens tels que Paul West (6 romans) et John Edgar Wideman (6 ouvrages). 

Il est aussi l’auteur d’un essai de traducteur, Shakespeare pornographe. Un théâtre à double fond, Éditions Rue d’Ulm, Paris, 2019. 

Il a reçu les prix de traduction :
1981 : prix Maurice-Edgar Coindreau (Djuna Barnes, Ryder, Christian Bourgois)
1992 : grand prix Halpérine-Kaminsky de la Société des Gens de Lettres (Paul West, Les Filles de Whitechapel et Jack l’Éventreur, Rivages)
1989 : prix Amédée-Pichot de Traduction littéraire de la Ville d’Arles (John Edgar Wideman, Le Massacre du bétail, Gallimard)

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En consultant la bibliographie de traducteur de Jean-Pierre Richard, on ne peut que rester stupéfait devant tant d’éclectisme. Alors que certains se spécialisent dans une époque ou un genre littéraire, Jean-Pierre Richard traverse toutes les époques, parcourt tous les continents. Théâtre, poésie, roman, rien ne lui résiste. De Shakespeare à Lord Byron, de Lewis Carroll à Mark Twain, de Woody Allen à Chenjerai Hove, entre autres.

Le secret qui lui permet une telle versatilité ? Jean-Pierre Richard n’hésite pas à affronter l’étrangeté, et surtout à la restituer dans sa traduction. Pour lui, rien n’est plus décevant que d’anéantir les particularismes de l’écriture d’origine, de son univers propre, en les transposant dans un système lisse et bien connu dans la langue traduite.

Pour retrouver des voix si différentes, il faut être animé d’une passion sans faille, passion que Jean-Pierre Richard, doté d’un charisme impressionnant, a su insuffler à des générations d’étudiants, et de collègues au fil de sa carrière.

Toutes ces qualités en font le lauréat idéal du Grand Prix de traduction SGDL Ministère de la Culture.

 

Evelyne Châtelain, traductice, administratrice de la SGDL 

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