Palmarès des Prix SGDL Révélation 2017

Comité SGDL 2016

Grand Prix SGDL du premier roman

Olivier ROGEZ, L’Ivresse du sergent Dida, Le Passage

Le vin de palme du pouvoir peut se révéler aussi puissant qu’amer. Le sergent Dida que rien ne prédestinait à occuper de hautes fonctions l’apprendra presque malgré lui. Un premier roman qui décortique avec talent et brio une ascension politique hors norme. Marie Sellier

 

Prix Dubreuil du premier roman

Chadia CHAÏBI- LOUESLATI, Famille nombreuse, Marabout

Dans ce réjouissant roman graphique où  texte et dessin semblent former une fratrie inséparable, Chadia Chaibi-Louestali se souvient de ses parents, immigrés tunisiens, et de son enfance en région parisienne. Pour elle, la famille est un pays en soi. Le plus facile c’est d’y naître, après tout se complique. Enfin, tout se discute, ce qui est à peu près la même chose. Gérald Aubert

 

Trois Prix SGDL Révélation

Néhémy PIERRE-DAHOMEY, Rapatriés, Le Seuil    

Situé dans une Haïti des dépossédés, aussi réaliste que théâtrale, "Rapatriés" est le somptueux roman de l'entremêlement : des trajectoires et des destinées, des douleurs et des joies, des corps et de l'invisible, des lieux et des êtres, même séparés par les mers. Des morts et des vivants, aussi. Pas une page sans souffle et sans invention, sans virtuosité fluide aussi et tranquille, refusant l'acrobatie, poussée là par la nécessité poétique et peut-être une colère.  Apparition d'un écrivain. Carole Zalberg                                                         

Emmanuelle FAVIER, Le courage qu’il faut aux rivières, Albin Michel

Il y a dans cet étonnant premier roman un mouvement qui empoigne sans pourtant céder à la facilité. Tout est là : l'énergie, l'âpreté, la douceur et la poésie. Mélange organique, qui forme le terreau d'une vie puissante. L'ébranlement des êtres est au cœur du récit, les secousses qui les agitent au plus profond dans l'éternel inconfort de l'existence, de cet inconfort qui force à vivre et interdit les positions de repli. Corinna Gepner

Aurélien DELSAUX, Sangliers, Albin Michel                                                                               

Et si les hommes, ballottés par la violence et leurs instincts primitifs, retournaient à la bête ? S’ils déboulaient comme une harde de sangliers pour nous poser la question fondamentale, l’existence du mal, avant d’être emportés par un fleuve de sang issu du fond des âges ? Les récits, mythes, légendes, fictions ou délires, sont comme le masque signifiant de ce roman ancré dans un monde réel, ou du moins vraisemblable dont la brutalité sauvage est transcendée par la  langue de l’auteur. Une langue ample, inspirée, qui réconcilie, dans un même souffle, tous les niveaux de langages et tous les mots de la création. Jean Claude Bologne

                                                                                                                       

Prix SGDL Révélation de Poésie

Nicolas VARGAS, EMOVERE La Boucherie littéraire

Emovere : c'est un ballet que Vargas dit avec un corps, celui d'une danseuse. C'est aussi un livre où il est question de lâcher les lignes que nous suivons, page après page. Est-il possible de faire respirer le langage, de trouver au fond des mots l'émotion qui nous mettra en mouvement ? Le texte traque ce moment, qui vient quand il veut, parfois, jamais…  Mathias Lair

                                                                                                                              

Prix SGDL Révélation de Traduction

Laurence FOULON, Ma découverte de l’Amérique (Traduit du russe) de Vladimir Maïakovski, les éditions du Sonneur

 Il aurait été fort dommage que ces articles écrits en 1925 mais qui font écho à notre monde moderne tombent dans l’oubli. La traductrice a su donner de cette vision intuitive et futuriste de l’Amérique, admirative parfois mais toujours marquée d’une pointe d’ironie et de sarcasmes, un récit fluide et passionnant dans une belle et astucieuse traduction. Evelyne Châtelain

 

Prix SGDL du premier recueil de nouvelles       

Jean-François HAAS, Le testament d’Adam, Le Seuil                                                               

 Avec cinq romans derrière lui, Jean-François Haas s’est lancé dans la nouvelle pour exploiter un thème qui lui semble cher sur ce qui englue, ce qu’on obtient, ce « quelque chose » creusant l’éloignement du bonheur qu’on venait d’atteindre.Les sept nouvelles de ce recueil fouillent les fossés qui s’ouvrent, aux yeux de l’auteur, entre la réussite et l’indice subtil de la différence qui s’installe entre le gagnant et  son entourage. Tout est dans l’écriture et sa précision. Christiane Baroche

 

 

SGDL 09/11/17

 

 

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