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Après des études de littérature comparée à la Sorbonne, Claire Ubac travaille dans l’édition et dans la presse. Elle aime partager son temps entre deux activités qu’elle ne mélange pas : l’écriture, travail de l’ombre, côté intime ; et la rencontre avec ses lecteurs, en suscitant leur créativité, côté citoyen. Depuis 1997, elle anime des ateliers d’écriture.

La quête de l’identité est un thème souvent exploré dans ses livres. Son roman Le Fruit du dragon (Ecole des Loisirs, 2003) se passe au Vietnam et porte sur la découverte de soi, sur l’adolescence, sur l’apprentissage de la vie. Pour aborder cette quête, le concept asiatique du Yin et du Yang lui est cher. Concept utile pour appréhender la complexité du monde indien abordé dans Le chemin de Sarasvati, son dernier roman, dédié à la musique. La dédicace du Chemin de Sarasvati, An die musik est un lied de Shubert qui parle du réconfort d’âme que la musique apporte à la solitude humaine.

Claire Ubac a notamment publié :

Les Neufs maisons de Kourri, Nathan, 2009

Ne sois pas timide, Ecole des Loisirs, 2007

Hugo n’aime pas les filles, Nathan, 2006

L’Histoire impossible, Ecole des Loisirs, 2005

 A sa naissance, la petite fille est promise à une mort précoce. Dans ce village reculé de l’Inde, il n’est pas rare que l’on se débarrasse des bébés filles, des moins que rien qui coûtent et ne rapportent pas, en persuadant leur mère de provoquer un « accident ». C’est possible tant qu’un nom ne leur a pas été donné par leur père. Mais la mère prend grand soin de son bébé, et le père arrive à temps pour lui donner son nom : Isaï, avant de repartir à Bombay, où il essaye de gagner sa vie et celle de sa famille.

Le Chemin de Sarasvati, c’est le chemin d’Isaï et de son ami Murugan, jeune intouchable qui partage avec elle la passion de la musique. Un chemin chaotique à travers un pays gigantesque et plein de dangers dont ils se sortiront grâce à leur rage de vivre mais aussi parce que Sarasvati, la déesse du Luth, veille sur eux.

La mort de la mère, la méchanceté de la tante, la misère, la recherche du père, la fuite, le travail des enfants, la prostitution organisée, la solidarité, l’amitié, le chant, la musique, les dieux, un rajha, une chanteuse célèbre, tous les ingrédients sont là pour un roman sensible et haletant, dans la tradition du grand roman d’initiation, avec comme décor l’Inde d’aujourd’hui, dans son fascinant et parfois inquiétant foisonnement.

Françoise Gerbaulet (juin 2010)

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