DEC
2011
La chaîne du livre
Vidéo de la minute SGDL sur WebTV Culture
 

 

Nous abordons aujourd’hui la chaîne du livre. Lorsqu’un lecteur achète un livre, il paye un prix. Mais comment se fait la répartition entre tous les acteurs de la chaîne du livre ? Beaucoup d’idées reçues à ce sujet chez les lecteurs, qui pensent parfois que l’auteur perçoit … la totalité de la somme. Un rappel s’impose. Comment tout cela commence ?

 

Nous allons partir d’un lecteur qui achète un livre chez un libraire. Tout d’abord, je rappelle que le prix de ce livre va être identique quel que soit le point de vente dans lequel il se rend (librairies, grande surface, site de ventes en ligne…etc). C’est grâce à la loi de 1981 sur le prix unique du livre, pour le livre imprimé, et depuis peu pour le livre numérique homothétique, puisqu’une loi a également été adoptée récemment. Je rappelle également que le livre imprimé bénéficie du taux réduit de TVA tandis que le livre numérique, actuellement taxé à 19,6%, ne passera à un taux réduit qu’au 1er janvier 2012.

 

Une fois l’acte d’achat effectué, et dans un premier temps, qui est rémunéré sur ce prix ?

Tous les intervenants de la chaîne du livre vont percevoir un pourcentage de cette somme : en premier lieu, il y a l’auteur, qui va confier son œuvre à un éditeur, deuxième intervenant. Ensuite il y a l’imprimeur, pour la fabrication du livre, puis un diffuseur/distributeur, qui permet la mise en place de l’ouvrage, et qui couvre toutes les opérations de circulation physique du livre. Enfin, en bout de chaîne, on trouve les lieux d’achat et en première ligne, les librairies bien sûr.

 

Sur le prix d’un livre, quelle est la répartition entre tous ces intervenants ?

 

Le fameux « camembert » qui présente la répartition entre ces intervenants se découpe de la façon suivante, ces chiffres étant bien entendu des moyennes et ne concernent que le livre imprimé : la rémunération de l’auteur est le plus souvent de 10%, l’éditeur va garder 20% du prix, la fabrication 15% ; la diffusion 8% ; la distribution 12%  et enfin les points de vente 35 %.

 

Il est vrai que très souvent, celui qui achète un livre n’a aucune idée de la répartition de la somme. Encore une fois, ça n’est qu’une moyenne, les taux peuvent varier un peu, et notamment le premier d’entre eux, celui de l’auteur. Il peut dans certains cas percevoir plus de 10%, s’il parvient à négocier un taux supérieur avec son éditeur. Ce pourcentage s’appliquera obligatoirement sur le prix public de vente hors taxes. Mais il peut aussi percevoir moins, malheureusement, et les cas sont fréquents, notamment dans certains secteurs éditoriaux comme celui de la jeunesse. Dans ce cas, les autres chiffres peuvent bouger également.

 

Et pour le numérique, où en sommes-nous ?

 

Aujourd’hui, aucun modèle économique n’est encore définitivement arrêté pour le numérique. Bien sûr, le plus préoccupant pour la SGDL reste la rémunération des auteurs. C’est pourquoi nous demandons à ce que les cessions de droits numériques soient limitées dans le temps. Cela permettra de revoir les rémunérations lorsque le modèle économique, et donc ce fameux camembert, existera dans l’univers numérique.

 

 

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