Depuis 2004 la SGDL propose régulièrement des rencontres à la villa Tamaris de la Seyne-sur-Mer en partenariat avec la FNAC et avec le soutien du Conseil Général du VAR.

La seconde rencontre de la SGDL à la Villa Tamaris-Centre d’art, qui s’est déroulée le 1er juin 2006, de 15h à 18h, sur le thème « Littérature et Cinéma » s'est faite en compagnie de : Alain Absire, écrivain, ancien président de la SGDL, Catherine Borgella, scénariste, Philippe Carrese, écrivain et scénariste - Prix SACD 2006 « Espoir Télévision », Noëlle Châtelet, écrivaine (La Femme Coquelicot) , Philippe Faucon, réalisateur du film La Trahison, actuellement sur les écrans, René Frégni, écrivain, Louis Gardel, écrivain et scénariste (Fort Sagane), Gérard Mordillat, réalisateur et écrivain, Claude Salles, écrivain, auteur du livre La Trahison, Jacques Vigoureux, scénariste et réalisateur, président de la Commission de l’audiovisuel et du multimédia à la SGDL, initiateur de la manifestation.
Trois auteurs, Philippe Carrese, Philippe Faucon, et René Frégni, sont originaires ou résidents de la région du Var.
Les intervenants, après avoir évoqué chacun leur expérience personnelle, ont abordé ensemble la problématique de l’adaptation littéraire. Noëlle Châtelet, dont les romans sont adaptés pour le théâtre et la télévision, a souligné qu’il s’agissait bien à chaque fois d’une transposition, qu’il fallait considérer l’adaptation comme une traduction et les traducteurs comme des auteurs pour éloigner l’impression de trahison. Nul doute, selon Louis Gardel, que l’écrivain dont le roman est porté à l’écran doit comprendre qu’un film constitue en lui-même une œuvre différente et que les deux œuvres peuvent être complémentaires ou interactives mais possèdent néanmoins chacune leur vie propre. Ainsi, avec le dialogue instauré par Claude Sales et Philippe Faucon, on a pu constater la complicité nécessaire entre un écrivain et le cinéaste adaptateur de son livre. Claude Sales a expliqué comment Philippe Faucon avait réussi à lui faire comprendre que tel dialogue, auquel l’auteur tenait particulièrement, pour lequel il avait travaillé de son propre aveu des jours entiers, était substitué à l’écran par un échange de regards, un gros plan sur une expression et que ce dialogue lui-même ne pouvait être dit tel qu’il avait été écrit sans donner une impression de « sur-jeu ».
Les protagonistes de la rencontre ont également dialogué avec un public nombreux qui, en plus de Toulonnais et de Seynois, comportait des personnes venues d’Ollioules, d’Aix-en-Provence et de Marseille et notamment des bibliothécaires, des libraires, le public de la Fnac et des auteurs de la SGDL. |