Théâtre de Suresnes - Jean Vilar

Bérénice
© D.R.
LOGO TSJVweb Théâtre de suresnes
Adresse : 16 Place Stalingrad
92150 Suresnes
Métro : Navette gratuite au départ de Paris,
angle de l'Av. Hoche, place de l'Etoile,
3/4 d'heure avt le début de la représentation
Téléphone : 01 46 97 98 10
Site web : http://www.theatre-suresnes.fr/

Bérénice

De Racine
Mise en scène Jacques Osinski

Avec
Bérénice Maud Le Grévellec
Titus Stanislas Stanic
Paulin Clément Clavel
Phénice Alice Le Strat
Arsace Arnaud Simon

Vendredi 24, samedi 25 et mardi 28 février à 21h
Dimanche 26 février à 17h

Salle Jean Vilar
Durée 1h40
Dès 16 ans

Bérénice aime Titus. Titus aime Bérénice. Voilà cinq ans que le fils du défunt Vespasien aime la reine de Palestine qui a tout quitté pour le suivre à Rome.
Il vient de monter sur le trône et s’apprête à l’épouser. Mais le Sénat réprouve cette union avec une reine étrangère. Titus épousera-t-il Bérénice ? La loi de Rome finira par l’emporter. Titus ne se dérobera pas au « fardeau » du pouvoir et assumera son destin. Avec une tristesse infinie, il renverra la « tendre et sublime » Bérénice, « malgré lui, malgré elle ». Une tragédie sans coups de théâtre, sans morts, qui a séduit Jacques Osinski. Bérénice s’inscrit « dans une lignée souterraine d’héroïnes féminines éprises d’absolu », comme le souligne le metteur en scène d’opéra et de théâtre. L’étrangère sans royaume, soumise à son amant, ose affirmer « ce qu’elle est ». Et c’est « cet amour mis à nu dans tout ce qu’il a de beau mais aussi de violent » que souligne la scénographie par un espace ouvert où les sentiments «ont l’obligation de se dire

OFFRE SPECIALE
Tarif préférentiel à 19€ (au lieu de 23€) dans la limite des contingents disponibles en communiquant le code SGDL par téléphone au 01 46 97 98 10 ou sur la billetterie en ligne depuis le site internet du Théâtre : www.theatre-suresnes.fr



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 Café polisson© Musée d'Orsay Sophie Boeglin

Café Polisson

Conception, texte  Nathalie Joly
Mise en scène Jacques Verzier

Chant Nathalie Joly
Piano Jean-Pierre Gesbert
Bandonéon Carméla Delgado
Danse Bénédicte Charpiat
Et un artiste invité

Vendredi 3 mars à 21h00
Samedi 4 mars à 21h00

Salle Jean Vilar
Tarif B
1h20
Dès 15 ans
 

Il y avait les pierreuses, les gueuses, les fleurs de trottoir qui racolaient sur les fortifs ou dans les terrains vagues. Et puis, les cocottes, les courtisanes, des artistes qui faisaient mine de séduire alors qu’elles étaient à vendre.

Bruant, Damia, Toulouse-Lautrec ont immortalisé ce demi-monde des théâtres et des caf’conc montmartrois. Nathalie Joly, qui a consacré neuf ans à explorer le répertoire d’Yvette Guilbert, l’élargit, cette fois, aux gouailleuses et autres diseuses du Second Empire qui pour échapper à la censure excellaient dans l’art des inflexions pour mieux multiplier les allusions à la sexualité. Son « parlé chanté » égrène des textes qui parlent de sexe avec esprit, des couplets truculents, grivois, paillards, qui disent aussi la souffrance cachée sous les dessous fripons. En velours rouge et soie blanche, Nathalie Joly reprend, un récital conçu pour l’exposition « Splendeurs et misères, images de la prostitution 1850-1910 », au musée d’Orsay.

 « Société choisie, sécurité, petits soins et discrétion, cette maison organisée sur un pied tout nouveau se recommande tout particulièrement l’attention du High life. On y emploie toutes les langues…. »
Guy de Maupassant

A la Belle époque l’excitation est à son comble dans les cafés concerts. Les Diseuses développent l’art des inflexions pour échapper à la censure, multipliant les allusions à la sexualité. La frontière entre l’artiste et la courtisane, entre la grisette et la lorette, est aussi mince qu’est inépuisable le vocabulaire pour nommer toutes les femmes associées à la prostitution. Pierreuse, demi mondaine, verseuse, gueuse, syphilitique, mais aussi buveuse d’absinthe, adepte des amours saphiques, dame entretenue qui préfère les vieux, tenancière ou petite bonne d’hôtel, sont les figures centrales des chansons que nous avons choisies. La musique raconte un moment intime de leur solitude. La polissonnerie, la coquinerie et l’humour sont un exutoire bienvenu dans ces vies souvent moins roses que la soie de leurs dessous fripons ! La confusion règne. Le théâtre est le lieu de prédilection des courtisanes, et les jeunes artistes connaissent, pour survivre, la spirale de la prostitution.
Elles font semblant de séduire alors qu’elles sont à vendre. De la loge de l’actrice à la chambre de la femme publique, la frontière est poreuse. C’est sur ce «demi monde» que nous nous sommes concentrés, celui de la scène, de la salle, de la loge… avec son cabinet de toilette, et derrière la porte, son cabinet noir. Les filles de bar entrainent le consommateur vers la capitale du plaisir ; à la scène elles deviennent des personnages de revue.
Le monde nocturne est masculin, interdit à la femme, compagne d’amusement ou distraction sexuelle, qui n’a sa place que sur scène ou comme fille de salle. Le corps de l’actrice est devenu, à la Belle époque, l’objet même du spectacle. Les représentations du corps de la femme sont des fantasmes dominants dans un système qui enfermait les femmes et les empêchait de s’exprimer. Le spectacle reflète les comportements sexuels et érotiques des spectateurs. Mais qui regarde qui ? La scénographie est un tableau, en miroir de l’exposition. Le public est peint sur une toile en fond de scène, comme face à lui-même. Certaines cérémonies érotiques ont inspiré aux peintres des tableaux présentés dans l’exposition ; ces images prendront corps sur la scène : un moment de toilette, un huis clos, un face à face avec la «fée verte» ... La lumière renforce l’impression d’attente ou d’enfermement. Le décor et la mise en scène donnent de la distance par rapport au frémissement du velours rouge. Pour rendre compte de l’éclectisme et du foisonnement des numéros de caf’conç’, il y a des danses aux multiples influences, des numéros de cabaret, du bandonéon, du cinématographe. Le film d’Alice Guy (qui a inventé le film de fiction), est un clin d’œil au phénomène de dansomanie qui montre l’effervescence des bals émergeant après la seconde moitié du 19ème siècle avec un engouement pour la danse dans lesquels se développe la prostitution. Nous avons privilégié le répertoire chanté du second empire jusqu’à la belle époque, sans nous interdire quelques incursions plus tardives. Il fallait la vocalité des chansons issues de l’opérette, la grivoiserie des chansons paillardes, la jubilation et la truculence des couplets des Diseuses fin de siècle qui ont pu jouer et dire leur envie de liberté, ce qui est rare, avec quelques chansons puisées, à la grande époque des caf’conc’ Montmartrois, dans le répertoire d’Yvette Guilbert que nous explorons depuis neuf ans.

OFFRE SPECIALE
1 place achetée 23€ = 1 place offerte dans la limite des contingents disponibles en communiquant le code SGDL par téléphone au 01 46 97 98 10 ou sur la billetterie en ligne depuis le site internet du Théâtre : www.theatre-suresnes.fr

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