Visite virtuelle : des salles de prestige
Nous vous invitons à découvrir brièvement le rez-de-chaussée de l'hôtel de Massa, où ont été rassemblées les pièces les plus prestigieuses du mobilier Art déco de la Société. Ce mobilier, classé Monument Historique en 1984, est placé sous alarme ; l'immeuble est gardé jour et nuit.
L'hôtel ne se visite pas. Des visites exceptionnelles peuvent être organisées pour des groupes. Mais toutes nos manifestations culturelles sont publiques et tous les auteurs sont les bienvenus en nos locaux.
Le hall
L'entrée s'est toujours faite par cette façade, qui donnait à l'origine sur une petite cour entourée de communs, ouverte sur la rue de la Boétie. Mais le grand escalier n'est pas d'origine. Vous êtes accueillis à son sommet par un tirage original du Balzac de Rodin.
La salle Billetdoux
À l’origine, cette salle était le grand salon et l’entrée sur le jardin anglais. Aujourd'hui, elle sert de salle de conférence et de projection.
La pièce principale de cette salle est la tapisserie de Rohner, tissée à Aubusson pour le Mobilier National et déposée en 1958 à la Société des Gens de Lettres.
La salle Thieuloy
Du temps de l'hôtel de Massa, cette salle était le fumoir, puis la bibliothèque. Elle est devenue le bureau du Président et aujourd'hui sert de salle de réception et de cocktail. Le mobilier a été déménagé au premier étage. Reste le lustre en verre à douze bras de lumière à abats jour tulipe en verre, création de
Maurice Dufrêne, éditée pour la Maîtrise des Galeries Lafayette, réalisation de Gabriel Englinger, 1928.
Lors des visites, nous y réunissons notre collection de bustes.
La salle du Comité
Du temps de l’Hôtel de Massa, c'était la chambre à coucher, une partie, au fond, étant réservée à un boudoir et à une "anglaise" (water closet). Elle a été transformée en salle du Comité dès 1929. Ici se réunissent non seulement le Comité, mais aussi les diverses commissions et collèges qui composent la Société.
Le petit salon
Du temps de l'hôtel de Massa, c'était la garde-robe et le cabinet de toilette, puis l'office, qui communiquait par un monte-charge avec la cuisine installée au sous-sol. En 1928 elle servait de "petit salon" sous le nom de "salle des marbres". Elle fut transformée en 1961 en musée Alexandre Dumas, grâce à la donation de Maurice d'Hartoy et de Serge Lippmann-Dumas. Cette donation est aujourd'hui en dépôt au château de Monte-Cristo depuis 1974. La salle a été transformée en bureaux, et sert aujourd'hui de salle à manger.
Elle contient quelques-unes de nos plus belles pièces du mobilier Art déco, réalisées par Léon Jallot.
La salle Delly
Elle porte le nom de Delly, pseudonyme commun au colonel Frédéric Petitjean de la Rosière (1876-1949) et à sa sœur Marie (1875-1947), auteurs de romans populaires à grand succès, et principaux donateurs de la SGDL. Le colonel, infirme, et sa sœur, qui s'est dévouée à le soigner toute sa vie, ont passé leur vie reclus à Versailles et se sont consacrés à l'écriture : plus de cent romans d'amour et d'aventures publiés en 35 ans, entre 1908 et 1943. Nés à un an de distance, morts à deux ans de distance, ils lèguent leur fortune et leurs manuscrits à la SGDL pour les écrivains malades et nécessiteux.
Derrière l'accueil fonctionne le service de dépôt des manuscrits. Pour garantir les écrivains contre les risques de plagiat, la SGDL enregistre les manuscrits sous plis fermés qui seront ouverts devant huissier en cas de contestation.
Dans l'accueil ont été disposés les portraits de nos deux grands fondateurs, Victor Hugo, par Nadar, et Balzac par Louis-Auguste Bisson. Le daguerréotype de 1842 est le seul connu de Balzac ; il fut en possession de Nadar, à qui il est souvent attribué ; c’est d’après ce daguerréotype que Rodin a réalisé la statue de Balzac exposée dans l’entrée.
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