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    le MOTif profession écrivainLe 20 mai de 14h00 à 16h00 à la Maison de la Poésie à Paris, sera présentée l'étude qualitative du MOTif sur les activités connexes des écrivains par Gisèle Sapiro et Cécile Rabot.

  • Joachim Meyerhoff, lauréat du prix littéraire des lycéens de l'Euregio

    JM Ce prix littéraire des lycéens de l’Euregio récompense un auteur germanophone, néerlandophone, francophone et ses traducteurs.

  • L'auteur européen dans le XXIe siècle

    visuelAu parlement européen de Bruxelles, le 26 avril, aura lieu une rencontre organisée par le CPE. Programme. Inscription

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    logo atelierLe CEEA publie la restitution des "Ateliers du CEEA" dont le 1er volume  l'écriture d'une enquête criminelle est disponible.

  • Appel à candidatures 2017 pour la résidence«Randell Cottage»

    Randell Cottage 2La résidence d’écrivain Randell Cottage, située à Wellington,  accueille chaque année, en alternance, un auteur français et un auteur néo-zélandais.

  • La Bourse écrivain de la fondation Lagardère

    Fondation LagardereDevenez lauréat de la fondation Jean-Luc Lagardère. Dépot des candidatures avant le 11 juin 2016.

  • Appel à candidatures, résidence d'auteur au Mans

    badge25eheureL’association La 25e Heure du Livre, la Ville du Mans et la D.R.A.C des Pays de la Loire mettent en place une résidence d’écrivain.

  • Appel à candidature du Goethe-Institut,

    logo GI 

    APPEL À CANDIDATURE
    Match de football franco-allemand à Paris
    Un projet du Goethe-Institut, de l’Association des Écrivains Sportifs et de la Ligue allemande de Football

  • Une plaque apposée sur l'immeuble ou vivait René-Louis DOYON

    PLAQUELe 9 septembre était dévoilée la plaque commémorative en l’honneur de René Louis Doyon, en la présence de M. Christophe Girard, maire du 4ème Arrdt, d’Olivier Corpet, fondateur de l’Institut Mémoire de l’Edition Contemporaine (IMEC) où a été créé en 2003 un fonds René Louis Doyon, et de sa nièce, Madame Arlette Welty Domon, écrivain et journaliste, initiatrice de cette cérémonie du souvenir, soutenue par Florence Malraux. René Louis Doyon était membre de la SGDL.

  • Les auteurs jeunesse en danger

  • Les auteurs contre le piratage

    Une pétition initiée par un collectif d'auteurs : Mikael Ollivier, Odile Bouhier, Fabrice Bourland et Viviane Moore, est en ligne :

    http://www.petitions24.net/les_auteurs_contre_le_piratage

  • La France et l'Allemagne engagées ensemble pour le droit d'auteur

    EuropeLe 31 mars à Berlin, a été signée une déclaration commune franco-allemande  pour le droit d'auteur

  • Non à la discrimination du livre numérique!

    un livre est un livre reduit pngle livre se voit appliquer un taux réduit de TVA à 5,5% qui s’applique  à tous les livres (papier ou numérique).  http://unlivreestunlivre.eu/

     

  • An Idea of Glenn Gould

    GGDocumentaire de Laure Limongi, 25 avril à 16h00 France Culture, réalisatrice Nathalie Battus, sur une invitation de Martin Quenehen, dans la série Une vie, une œuvre .

  • Auteurs, participez au WIP ("Work In Progress")

    10559711 303907839770962 333343528647010357 nUn lundi sur deux, au bar Pich me, quatre auteurs lisent des textes en cours d'écriture et échangent avec le public. Renseignement et inscription

  • Le Théâtre national de Nice, nouveau partenaire

    TNNT  NBLe Théâtre National de Nice
    propose aux membres de la
    SGDL sa nouvelle programmation

  • La déclaration de Bâle des auteurs

    Les associations d'auteurs de France, d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse, réunies à Bâle vendredi pour le 1er congrès Fairlag, affirment leur union pour la défense du droit d'auteur.

    Lire le communiqué

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La Censure

SEP
2010
La Censure
Vidéo de la minute SGDL sur WebTV Culture
 

Tout d’abord, cela paraît peut être évident, mais qu’est-ce que la censure ?

La censure est la limitation de la liberté d’expression de chacun. Elle est exercée sur des livres, avant d’être diffusés au public, par une personne qui détient ce pouvoir (il a pu être étatique, religieux, etc.)

Plus largement, et au delà des livres, on peut distinguer la censure politique (limitation de la liberté d’expression par un gouvernement), de la censure indirecte sous forme de pression, que peut représenter par exemple la censure économique ; et l’on peut arriver jusqu’à une forme d’autocensure.

Dans l’histoire de la littérature, on se souvient d’auteurs censurés à leur époque. Avez-vous un exemple concret à nous détailler ?

L’exemple de Baudelaire nous concerne directement à la SGDL, puisque la Société des Gens de Lettres a été l’instigatrice de la révision de son procès. En effet, depuis une loi du 25 septembre 1946, seule la SGDL a le pouvoir de saisir le procureur de la République en révision d'une condamnation prononcée pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, vingt ans après que le jugement est devenu définitif.

On s’en souvient, certains poèmes des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire avaient été interdits de publication suite à un jugement de 1857. Depuis, ces poèmes ne pouvaient pas être édités. Sur saisine de la SGDL, un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation du 31 mai 1949 retient donc que le délit d’outrage aux bonne mœurs n’est pas caractérisé, et casse donc le jugement de 1857 en (je cite) « déchargeant leur mémoire de la condamnation », la mémoire en question étant celle de Baudelaire et de Poulet-Malassis, son éditeur.

Nous noterons qu’il aura fallu 92 ans pour dénoncer le jugement de 1857, et que Baudelaire est aujourd’hui enseigné dans tous les lycées de France.

Et en dehors de ces cas, aujourd’hui, comment cela se passe-t-il ? Quels sont les textes ?

Aujourd’hui, en matière littéraire et de censure, le texte qui s’applique est la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Cette loi permet au Ministère de l’Intérieur de prendre trois mesures : interdiction de vendre la publication aux mineurs ; interdire son exposition à la vue du public et interdire la publicité en sa faveur.

Ensuite, il y a des associations de défense diverses et variées qui vont chercher dans le Code pénal des délits qualifiés pour pouvoir agir contre certaines publications, selon les thèmes abordés qu’elles répriment. C’est ainsi qu’au moment de la sortie de l’ouvrage « Rose Bonbon » de Nicolas Jones Gorlin, l’association L’enfant Bleu s’est basée sur un article du Code Pénal réprimant « le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image d'un mineur lorsque cette image présente un caractère pornographique ».

Le ministère de l’Intérieur s’en était également mêlé, sur le fondement de la loi de 1949, en écrivant un courrier à Antoine Gallimard, éditeur de « Rose Bonbon ». Finalement, le procès a été évité et le livre a été diffusé sous cellophane, avec un avertissement présentant l’ouvrage comme une œuvre de fiction.

De même, récemment, un ouvrage de Lalie Walker, « Au malheur des dames », publié aux Editions Parigramme a été attaqué par les propriétaires actuels du Marché St Pierre, sous prétexte que l’intrigue du roman, qui se situe essentiellement au marché St Pierre, porte atteinte à l’image de ce lieu. La décision du Tribunal correctionnel, puisque là encore nous sommes au pénal, n’a pas été rendue, mais nous suivons de très près cette affaire car la dérive nous semble très grave.

Et des cas d’autocensure aujourd’hui, en connaît-on ?

Il en existe certainement beaucoup dont nous n’entendons pas parler, et qui se déroulent dans les services juridiques des maisons d’édition. Un exemple récent a toutefois filtré : il s’agissait du livre de Frédéric Beigbeder « Un roman français » sorti il y a tout juste un an, à qui il a été demandé de supprimer un passage concernant un procureur de la République en poste. On peut considérer que l’éditeur a préféré « censurer » son auteur afin d’éviter d’éventuels problèmes avec la justice.

Il existe un Observatoire de la liberté de création. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette structure ?

Oui, d’autant que la SGDL en fait partie.

La Ligue des droits de l’Homme, avec des personnalités et des associations, a créé un observatoire de la liberté d’expression en matière de création pour débattre
et intervenir sur ces questions. Cela nous permet de réagir par voie de presse à toute manifestation de censure qui nous semble condamnable. Cela concerne le livre mais, bien sûr, plus largement tous les domaines de la création. Et le travail ne manque pas……

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